Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 13:36

 

Ca y est ! Nous voici dans le dernier pays de notre grand voyage ! La date du retour approche à grands pas…

 

Après avoir passé la frontière chaotique du sud Laos au Cambodge, et évité de payer tous les bakchichs réclamés à tort et à travers, nous descendons de Stung Treng à Phnom Penh en huit longues heures de bus. Dans la capitale, nous nous posons dans une guesthouse conseillée par notre guide, car « jouissant d’une vue imprenable » sur le lac Boeng Kak, au nord de la ville. Vue imprenable, c’est le mot ! Car à notre grande surprise, le lac n’existe plus, asséché depuis l’an dernier en vue d’un projet de construction de grande ampleur, visant à redynamiser le quartier…

 

le lac asséché Phnom Penh (2) (Small)

 

 Cependant, le quartier « du lac » est plutôt calme, puisqu’en retrait de la circulation trépidante du centre.

 

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En attendant le plaisir de tous vous retrouver bientôt, pour le moment, c’est Tiphaine que nous serrons dans nos bras la première, puisqu’elle vient découvrir le Cambodge avec nous ! ;)

 

tiphaine (Small)

 

Après avoir bien profité de la belle vue de notre guesthouse, dégusté ensemble le bon camembert, le magret fumé, le foie gras de la mama, le Bayonne, et bu le Montbazillac que Tiphaine nous a amenés, nous partons ensemble arpenter les rues de Phnom Penh, et le marché central, à l’architecture en dôme original.

 

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Marché central Phnom Penh (Small)

 

On nous avait prévenus : au Cambodge, les insectes grillés se dégustent tels des friandises… Avis aux amateurs !

 

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Une fois Tiphaine ayant un peu récupéré du décalage horaire, nous partons vers le sud et la jolie ville de Kampot. Nous posons nos sacs dans une agréable guesthouse, au bord de la rivière.  Autrefois, les colons français avaient bâti une station de villégiature au sommet de la colline du Bokor qui surplombe Kampot (désormais un parc national). Nous nous y rendons en moto, dans l’optique d’y passer une nuit.

 

Sur place, surprise ! les ruines vestiges de l’occupation française, un peu glauques, se partagent l’espace avec de gros camions, et des grues de construction… A croire que le Cambodge est lancé dans une politique de grands travaux ! Car ici aussi, il s’agit de la construction d’un grand domaine avec casino, hotels, et résidences…

 

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Seconde surprise, la guesthouse du Bokor dans laquelle nous comptions passer la nuit, n’existe plus. Nous demandons l’asile dans la pagode de la colline : les moines acceptent et nous installent des nattes de bambou tressées dans le temple. Nuit inédite depuis le début du voyage : nous allons dormir au pied de Bouddha ! ;)

 

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Afin de s’offrir à nouveau un apéro frenchie, nous nous trouvons un abri aux  rafales de vent du sommet qui soufflent  à décorner les buffles. Face à nous, l’île vietnamienne de Phu Quoc, que les deux pays se sont longuement disputée.

 

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Le soir, nous passons la soirée avec un groupe de jeunes Cambodgiens, invités eux aussi par les moines à dormir au temple. La plupart d’entre eux découvre le parc national du Bokor pour la première fois, alors qu’ils ont toujours vécu à Kampot (à juste 30 km de là). Pour beaucoup, ce lieu reste en mémoire comme le dernier refuge des Khmers Rouges à l’arrivée des troupes Vietnamiennes venues les combattre en 1979. Les jeunes finiront d’ailleurs par dormir dehors, plutôt que dans le temple, persuadés d’y avoir entendu des fantômes… Les fantômes, heureusement, nous laissent tranquilles, en revanche, un jeune macaque se plait à épouiller la barbe de Maxime, et grimper sur la tète d’Anne Laure pour lui retirer sa capuche…

 

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Le lendemain de notre nuit agitée par la tempête, nous partons en recherche des chutes d’eau Popokville, autour desquelles il est dit qu’un tigre à trois pattes aime se promener… Au final, des lézards - comme ce bel agame - et des chutes d’eau, mais pas de Tripède.

 

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De retour à Kampot, nous retrouvons la famille chaleureuse de notre guesthouse, et organisons avec eux un cours de cuisine Khmer. D’abord, nous partons acheter nos ingrédients au marché…

 

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..Puis chacun donne un coup de main à la patte pour préparer un poisson amok, une soupe traditionnelle khmer à base de nénuphars (si !si !) , de succulents rouleaux de printemps et un dessert lait de coco-citrouille au tapioca. Bien sûr, on déguste tout à la fin…

 

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L’après midi, nous sommes tellement repus que nous partons couler dans le Lac Secret, à une dizaine de km de Kampot.

 

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Rapide passage à Kep, qui fut la favorite de l’élite française début 1900, avec de belles villas, et une atmosphère balnéaire… Après que les Khmers Rouges aient fait évacuer la ville, de nos jours subsistent encore les traces de leur sanglant passage : maisons abandonnées sur lesquelles la végétation reprend ses droits, grands terrains vides dont ne restent que le portail et les clôtures du jardin … Heureusement, Kep aussi fait l’objet d’une grande reconstruction, et renaitra bientôt de ses cendres.  On finit par braver la mer et ses embruns pour échapper au lourd passé khmer.

 

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 Juste en face, à 20minutes de traversée, nous voici sur la petite Rabbit Island.

 

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Après deux jours de farniente,  nous retournons vers la trépidante Phnom Penh, car nous avons un autre invité à retrouver : Nico, le mari de Tiphaine ! Premier diner tous les quatre sur les nattes du marché nocturne.

 

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Histoire de mettre Nicolas directement dans le bain, nous partons visiter le Tuol Sleng, autrement appelé musée du génocide. Il s’agit d’un ancien lycée de Phnom Penh, reconverti en prison de haute sécurité sous le règne des Khmers Rouges. Les anciennes salles de classe sont devenues des salles de torture, tandis que des cellules de fortune ont été bâties dans les étages des bâtiments, quand les prisonniers n’étaient pas tout bonnement  enchainés les uns aux autres, sur le sol.  Tuol Sleng (S21) fut le plus grand centre de détention du Cambodge : entre 1975 et 1978, plus de 17000 personnes transitèrent entre ces murs, avant d’être tuées, soit sur place lors d’un interrogatoire, soit dans le camp d’extermination de Choeung Ek, à l’extérieur de la ville. La cruauté et la violence du régime de Pol Pot et sa clique fait froid dans le dos… Et dire que le jugement des anciens Khmers rouges se fait toujours attendre… Ce qui n’est pas des plus surprenant, étant donné le sentiment paradoxal des Cambodgiens à l’égard de ces sombres années (beaucoup avaient un ou plusieurs membres de leurs familles parmi les Khmers rouges, nombre d’adolescents ayant été enrôlés de force par le mouvement dans les années 70), et l’absence manifeste de devoir de mémoire de la part de la jeune génération est bien triste.

 

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Histoire de se changer les idées, nous arpentons les rues de Phnom Penh, ente le marché russe, le palais royal…

 

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C’est décidé, nous quittons la ville ! Plutôt que de nous rendre à Siem Reap en bus, nous optons pour la voie des flots et remontons le lac Tonle. Le trajet est aussi long qu’en bus, cependant, sur le bateau, nous, on squatte le toit !

 

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A mesure que l’on s’éloigne de Phnom Penh, les maisons des villages flottants font leur apparition…

 

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Siem Reap est une agréable ville, passage obligé pour toute personne désirant visiter le site spectaculaire d’Angkor. Du coup, la ville a connu un énorme essor, avec plus d’un million de visiteurs par an, et on y trouve même une rue des pubs, où l’on ne s’entend pas parler tant les bars rivalisent de décibels.

 

Parmi le million de visiteurs se trouve… Emilien ! Si si ! :)


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Ensemble, on part faire un petit tour dans un des villages sur pilotis du lac Tonle Sap, Kompong Pluk, après une malheureuse déconvenue pour tenter de rejoindre la réserve ornitho de Prek Toal, d’accès à prix prohibitif !

 

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Moins d’oiseaux que dans la réserve, c’est sûr, mais quelques Anhinga roux, entre autres, nous survolent.

 

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Des petits groupes de Moineaux flavéoles fréquentent les arbustes.

 

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On se fait une pause repas dans le village, voguons autour de la foret inondée du trop plein d’eau de la saison des pluies, pour terminer par une baignade en plein lac , à contre courant !

 

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De retour à Siem Reap, nous louons des vélos pour aller nous promener 3 journées parmi les temples.

 

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Notre première visite est vouée au temple principal, Angkor Wat, datant du 12ème siècle. Il fut érigé sous le règne du roi Suryavarman II à la gloire de Vishnu et de lui-même et aurait servi autant de temple religieux que de mausolée.

 

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On y flâne longuement dans les nombreux couloirs, à admirer bas-reliefs, les Apsaras sacrées sculptées partout…

 

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… parmi les hordes de touristes qui, comme nous, tentent d’avoir quelques photos vierges de présence humaine !

 

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Pas moyen d’être seuls évidemment, et même au lever du jour, des dizaines de groupes attendent de pied ferme la lumière magique, pour finalement faire tous la même photo, bien sûr. Un peu déçus de ne pas trouver la tranquillité espérée, on repasse au coucher du soleil, alors que tous les groupes s’entassent sur la colline voisine.

 

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La grande masse de visiteurs a immanquablement généré une horde de vendeurs en tout genre, souvent des enfants, cherchant à vendre des cartes postales, des copies de livres, des instruments de musique…

 

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Deux kilomètres au nord d’Angkor Wat siège l’ancienne cité d’Angkor Thom, dont subsiste encore une partie des murs d’enceinte, en particulier les magnifiques portes aux figures énigmatiques.

 

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Le Bayon en est l’un des principaux édifices (XIIe s). D’apparence assez modeste, on se perd dans son labyrinthe à multi-étage, entre voûtes incroyables, énormes visages sculptés et fresques interminables…Ce temple est d’une grande originalité, et son style est unique dans l’enceinte d’Angkor Thom, à la limite…baroque !

 

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On retrouve d’autres amateurs de vieilles pierres : chauves souris, geckos et skinks… et dans les bassins, bien sur, des amphibiens !

 

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Même si certaines rainettes se plaisent aussi bien au chaud !

 

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Nous poursuivons ensuite notre promenade dans Angkor Thom, et grimpons les escaliers abruptes du Baphuon (XIe s), en forme de pyramide, avec un énorme Bouddha couché, ajouté au XVIe s, en relief sur la façade ouest.

 

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De là haut, on observe le défilé des Perruches à moustache , des Eperviers shikras, tandis qu’un Pic sultan

s’époumone sur son perchoir.

 

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Il en est de même depuis la haute pyramide du Takeo, dont les marches abruptes nous évoquent les hauteurs impressionnantes du Teotihuacàn du Mexique.

 

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Les temples sont tous entourés par la forêt, ce qui permet de mêler visite et observation.

 

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D’ailleurs, le chouchou de notre visite d’Angkor reste le Ta Prohm.

A peine entrevoit on ses ruines que le ton est donné : les racines des arbres Spong (« fromagers ») épousent et enserrent les murs et les pierres de façon tentaculaire, unissant la végétation luxuriante et des siècles d’histoire ensemble.  Les conservateurs se sont mis d’accord sur le fait de ne pas toucher à ce monument pour laisser naitre l’impression ressentie par les explorateurs du XIXe siecle aux visiteurs d’aujourd’hui.

 

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Quand vous y serez, essayez de retrouver cette petite apsara cachée ! 

 

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Après cette belle étape à Siem Reap, nous roulons en taxi partagé jusqu’à Kompong Thom, puis Kompong Cham et enfin arrivons à Kratie, plus à l’est. Au Cambodge, quand on parle de « taxi partagé », c’est du sérieux, du covoiturage poussé à l’extrême… Même le chauffeur est prêt à faire une petite place sur son siège à un voyageur supplémentaire… Ce jour là, dans la voiture, (enfants, adultes, et notre conducteur y compris), nous étions onze.

 

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Mais nous sommes arrivés à bon port et avons pu aller voir les dauphins de l’Irrawaddy le soir même. Après les avoir guetté sans trop y croire en Birmanie, puis au Laos, les voila qui s’offrent à nos jumelles presque trop facilement !  Il faut préciser qu’en cette période de l’année, la saison sèche débute, les eaux du Mékong diminuent, et la zone profonde à une quinzaine de kilomètres de Kratie offre les conditions parfaites aux femelles pour avoir leur petit. C’est ainsi qu’une petite colonie de dauphins demeure dans le coin.

 

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Nous sommes arrivés au meilleur créneau : les dauphins chassent juste avant la tombée de la nuit, envoyant valdinguer de petits poissons d’un grand coup de nageoire, histoire de les assommer et les désorienter pour pouvoir les croquer plus facilement. On en prend plein les yeux jusqu’au coucher du soleil sur le Mékong.

 

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Le lendemain, nous avons rendez-vous avec les élèves de troisième du lycée de Sambok, sollicités par Sirivat, un prof de khmer et d’anglais, pour que nous donnions le cours à sa place. Tiphaine et Anne-Laure se prêtent au jeu deux heures durant, à coup de lecture, et grand renfort de dessins, histoire que tout le monde comprenne bien.

 

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Sur nos motos, nous partons découvrir les environs ; le petit village de Sambor, la pagode aux 108 colonnes, autrefois entièrement détruite par les Khmers Rouges, de nouveau sur pied aujourd’hui…

 

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On parvient à arranger une barque à moteur pour aller marcher sur l’ile de Kho Pdao, qui fait face à Sambor. La traversée est plus longue qu’escomptée : notre boatman longe la berge sur des kilomètres et des kilomètres, sans jamais parvenir « au bout » ! Alors, pour se protéger du fort soleil qui tape, chacun son style ! 


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Le long des berges, on dérange quelques Alcyons pies et Martins-chasseurs à coiffe noire

 

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Mais le clou ornitho est sans hésiter la Bergeronnette du Mékong, endémique du bas Mékong !

 

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Enfin, nous accostons. Kho Pdao est très longue (environ 45km de long), et peuplée tout le long de ses berges. Les maisons de bois perchées sur leurs pilotis offrent un grand espace ombragé, il n’est pas rare de trouver des hamacs accrochés « sous » la baraque. L’intérieur de l’île est voué aux cultures ou à la végétation.

 

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La vie sur l’ile est essentiellement rurale. Les gamins, nombreux, jouent sur le chemin…

 

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Les Pouillots bruns sont partout, tandis qu’un Souimanga à dos vert chante de toutes ses forces !

 

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Dans cette partie est du Cambodge, il n’est pas rare de voir les paysans porter le foulard traditionnel khmer, à carreaux rouges et blancs, pour se protéger du soleil ou de la poussière. En voyant ces étoffes, on ne peut s’empêcher de songer que les Khmers rouges en avaient fait un symbole de leur uniforme. D’ailleurs, cela nous choque toujours un peu de voir des touristes affublés d’un de ces foulards khmers, ignorant toute la connotation imprégnée dans ce morceau de tissu…

 

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De retour à Kratie, nous passons notre dernière soirée en compagnie et Tiphaine et Nicolas, autour d’un bon verre de vin dans le restaurant dans lequel travaille Sirivat (comme beaucoup au Cambodge, il cumule deux boulots, car son misérable salaire de prof – 60 dollars par mois – ne suffit pas).

 

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Le lendemain matin, après 2 chouettes semaines passées ensemble, Tiph et Nico repartent pour Phnom Penh puis pour la France, nous précédant d’une dizaine de jours ! Pendant ce temps là, la vie s’anime sur le marché du bord de fleuve. L’occasion de vous présenter l’étrange tenue portée par beaucoup de femmes par ici : une sorte de pyjama, qui a l’air bien confortable, mais qui donne un peu l’impression qu’elles sortent juste du lit…

 

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Il nous reste 4 jours au Cambodge, et nous décidons de remonter vers Stung Treng, pour aller voir un peu d’oiseaux ! Nous logeons dans une guesthouse faisant office d’école de formation d’hôtellerie (et d’anglais) pour de jeunes khmers venant des familles rurales pauvres. On redonne quelques leçons d’anglais et assistons à la cuisine, avant de prendre notre minibus pour Siem Pang.

 

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Le village de Siem Pang, située le long de la rivière Sékong, est bien paumé, pas touristique du tout. D’ailleurs, on n’y trouve pas vraiment de restau, juste de petites échoppes vendant des plats préparés souvent peu appétissants.

 

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Une IBA (important bird area) a été décrétée aux alentours du village, notamment pour y protéger l’Ibis de Davison (que l’on verra, mais sans photos à vous montrer). Au moins, ce site est accessible sans payer une fortune, ce qui est généralement le cas des autres sites ornithos du Cambodge. Et il est extrêmement riche ! Nous n’y resterons qu’une seule journée complète, suffisamment pour observer 80 espèces (sans oiseaux d’eau).

 

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Pour aller nous promener dans les pistes chaotiques et sablonneuse de l’IBA, on loue notre dernière moto du voyage, snif !

 

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On va aussi se balader de l’autre côté de la rivière, mais il nous faut emprunter le bac local, minimaliste !

 

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Le point fort de la journée, hormis les Ibis, est l’observation de 9 espèces de pics et 5 de Perruches : le coin regorge d’arbres morts, idéal pour ces espèces. Un bel exemple de gestion ! (ou d’absence de gestion !). Parmi eux, le Pic striolé et le Pic à tête noire :

 

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Autres espèces fréquemment rencontrées, le Loriot à capuchon noir, l’Alouette d’Indochine et le Pie-grièche à dos marron

 

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Anne-Laure, qui adore les Pics, apprécie la ballade, mais forcément, après 22 mois de voyage et environ 1600 espèces d’oiseaux observées, il lui arrive de se lasser un peu !  Sans ses talents d’observatrice, on n’en aurait pas vu la moitié...

 

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Et bien oui, nous aussi on repart doucement vers Phnom Penn…

Pour notre dernier soir au Cambodge, nous avons droit à une éclipse totale de Lune, un joli souvenir de départ !

 

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Dernier Tuc-Tuc à travers la ville, pour nous conduire à l’aéroport… Nous nous envolons pour Kuala Lumpur, d’où nous allons gagner doucement Singapour, et rentrer avec David (il nous ramène en GP ! trop classe !) le 15 décembre au soir ! On a hâte !

 

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Allez, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas mis une petite carte : du coup, celle-ci couvre l’ensemble de nos déplacements en Asie du Sud-Est, depuis mi-août (Malaisie) à début décembre (Cambodge). A très, très bientôt !! 

 

carte trajet asie SE (Medium)

 

 

 



Par Annelaure&Max
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 14:10

 

 

Nous voici au Laos, avant-dernière grande étape du voyage !

Arrivés au poste frontière du pont de l’Amitié, depuis la Thaïlande, nous entrons dans le pays par sa capitale, qui a l’originalité de se trouver le long de la frontière, et donc complètement excentrée du reste du pays.

Nous avons rapidement un coup de cœur pour Vientiane. La ville est à échelle humaine, sans grands buildings, l’ambiance est sympa. Et surtout… pas de circulation, ou presque. Unique, pour une capitale d’Asie du Sud ! Il faut dire qu’il n’y a que 750 000 habitants (pour 8 millions au Laos)

 

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Outre l’architecture, les français (qui avaient reconstruits cette ville entièrement détruite par les Siams, au 19ème siècle) y ont laissé une partie de leur tradition culinaire. Pour notre plus grand plaisir, après des mois de voyage ! On squatte ainsi pas mal la terrasse du Banneton, café-boulangerie favorite des expats du coin, qui viennent vivre leur vie de quartier, dégustant des pâtisseries et sandwiches n’ayant rien à envier à la plupart des boulangeries de l’hexagone, sous le ciel bleu qui n’a presque jamais terni durant notre séjour ici.

 

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Ainsi, nous débutons nos journée par un bon café-croissant, craquons pour le magret de canard à la mangue, les sandwiches baguette et bien sur, la vache qui rit ! :)

 

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Rien d’extraordinaire sinon dans la ville : c’est juste l’ambiance générale qui est agréable. Il y a quand même de jolis temples, garnis d’offrandes.

 

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On croise beaucoup moins de Moines qu’en Birmanie (les communistes ne les ont pas franchement encouragés à rester). Mais ils sont un peu mieux équipés :-)

 

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Autre monument, le Patuxai, l’Arc de Triomphe local, dédié aux victimes des combats pour l’indépendance pendant l’occupation française.

 

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Pour ne rien gâter, la ville est bâtie sur les rives du Mékong, juste en face d’un grand îlot sableux… apprécié par les limicoles, dont les jolies Glaréoles lactées, qui nous survolent alors qu’approche l’orage..

 

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C’est d’ailleurs dans un bar rugby au bord du Mékong, bondé d’expats, que nous assistons à la finale du mondial, dans une ambiance bien franchouillarde, mais sympathique !

 

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Une petite promenade en moto dans les alentours de la ville, entre jeunes forêts sèches et jolies rivières, permet d’observer quelques oiseaux communs, comme la Prinia roussâtre et le Soui-manga à joues rubis. On rencontre aussi quelques Gobemouches bruns hivernant.

 

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Un pénible trajet de bus nocturne nous amène à Luang Prabang, la principale ville du Nord Laos. Les routes sont réputées mauvaises dans cette partie du pays, mais les intempéries estivales n’ont rien arrangé. Nid de poule sur nid de poule, pas moyen de fermer l’œil. Le lecteur Mp3 devient alors un allié fort appréciable ! :-)

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Luang Prabang est dans toutes les bouches des voyageurs au Laos, célèbre pour son architecture coloniale et ses nombreux temples.

 

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Le Wat Xieng Thong est le plus renommé d’entre eux…

 

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Du haut du Phu Si, la colline qui coupe la ville en deux, on peut se faire une bonne idée du panorama alentours

 

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Hélas, on trouve que la ville pâtit un peu de son statut « Unesco » : on y croise plus de touristes que de locaux, et plus qu’un patrimoine protégé, la ville est un peu devenue une succession de guesthouses et de restaurants.  

 

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Le marché nocturne est un attrape-touriste, tout les stands se ressemblent, avec des marchandises probablement majoritairement chinoises !

 

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Mais la ville demeure agréable, avec plein de petites ruelles, des stands de nourriture un peu partout, notamment ces délicieux gâteaux de noix de coco que l’on savoure depuis la Malaisie !

 

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Et non loin, on accède à un grand dédale de chutes d’eau (Kuang Si), parfait pour se rafraichir un coup !

 

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Pour changer un peu du bus, on décide de rallier Nong Kiaw en 7h de bateau, en amont de la rivière Ou. Assis sur de petits tabourets en bois les uns derrière les autres, le voyage en longboat n’est pas vraiment une croisière, mais le paysage est superbe, et les fréquents rapides animent un peu plus la navigation.

 

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Peu d’oiseaux le long du trajet, à part quelques Crabiers chinois, entre autres

 

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Mais toujours pleins d’enfants qui courent (souvent à poil) le long des berges et nous lancent d’enthousiastes coucous !

 

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On ne fait qu’une courte escale dans le sympathique village de Nong Kiaw, construit de part et d’autre de la rivière Ou, le temps d’une nuit et d’une petite ballade dans la brume matinale…

 

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… avant de reprendre un bateau pour le village de Muang Ngoi, 1h30 en amont, encore plus petit, et à l’abri des routes, où l’on passe trois jours tranquilles à se reposer et se promener.

 

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Les alentours sont constitués de forêts sur karst, souvent très escarpées, avec plusieurs grottes à découvrir, tandis que les vallées abondent en rizières, autour desquelles s’organisent de petits villages. Au terme d’une très chouette marche, nous découvrons Ban Ha et Sansanock.

 

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Le tourisme n’est pas développé depuis très longtemps, mais n’a pas tardé à devenir une manne importante de revenus pour la population, très opportuniste en la matière. Du coup, même dans ces petits villages isolés fleurissent des homestays, de petits restaurants… Etonnant !

 

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Les papillons pullulent autour de nous, ils ont bien du bol de ne pas figurer au menu des Laotiens !

 

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En effet, autour de nous, et de manière générale au Laos, très peu d’oiseaux, ou bien tellement farouches, qu’on a du mal à en voir lors de nos balades…Il faut dire qu’ils sont la cible des lance-pierres des gamins (comme ce pauvre Drongo) qui jouent ensuite avec jusqu’à les tuer… On a aussi vu plusieurs filets destinés à capturer petits oiseaux et chauves-souris…

 

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Les écureuils aussi se planquent, car ils sont la proie privilégiée des chasseurs. Celui ci finira surement en soupe…Et  pourtant les poules, cochons et vaches abondent dans les petits villages, simplement, les habitants les gardent « pour plus tard »… (et il n’y a pas de frigo)

 

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Un petit monsieur tresse le bambou dans Ban Ha. Nous restons un petit moment à le regarder travailler, entre deux rasades de Lao-Lao, la liqueur de riz locale.

 

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Les enfants nous réservent toujours un accueil chaleureux et amusé…

 

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En fin d’après midi, les parties de Sepak Takraw sont toujours aussi appréciées (et acrobatiques !)

 

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Retour à la nuit à Muang Ngoi, à slalomer entre grenouilles et crapauds en tout genre.

 

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Puis nous quittons la rivière Ou pour nous enfoncer dans les hauteurs de Luang Namtha, à la rencontre des ethnies Yao et Akha qui peuplent la région. Avant de partir en rando pour 2 jours, nous achetons de la nourriture au marché de Luang Namtha. On y retrouve nos grenouilles, solidement embrochées sur une tige de bambou par la cuisse... L’influence chinoise voisine y est surement pour quelque chose, car ici, on mange de tout !

 

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Celui-là, par exemple, pourrait peut-être aussi bien se retrouver sur un marché !

 

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Pendant la rando, qui traverse la zone protégée de Nam Ha (malheureusement largement déforestée, et où les coups de feu ne sont pas rares) nous passons la nuit à Nam Luang, un village Akha – minorité également présente dans l’est de la Birmanie.

 

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Les femmes Akha portent de superbes coiffes ornées d’argent (parfois de vieilles pièces de monnaie françaises du début du 20ème siècle !).

 

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Les enfants sont toujours les plus curieux…

 

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Les adultes travaillent aux champs toute la journée, d’ailleurs, l’école du village est fermée en cette période de récolte, car l’unique instituteur donne aussi un coup de main à la pate.

 

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Comparés à d’autres villages croisés autour de Luang Namtha, ceux des Akhas nous semblent incontestablement plus rudimentaires. Beaucoup de jeunes enfants accourent en haillons, réclament des stylos, et portent les tristes symptômes de la malnutrition : ventre anormalement gonflé, perte des cheveux… Particulièrement ici, dans cet autre village, que l’on accède après une heure de moto depuis Luang Namtha.

 

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Les animaux domestiques pullulent partout, ce qui mène à certaines amitiés improbables !

 

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En revanche, les minorités Yao  que nous rencontrons autour de Muang Sing nous paraissent moins démunies. Peuplade des collines, le vêtement traditionnel est encore porté par les vieilles femmes : une tunique indigo habillé du rouge vif d’une épaisse écharpe de laine, superbe. Un gros turban indigo brodé de motifs précis orne leur tète.

 

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Des dizaines d’ethnies différentes vivant sur le sol laotien, les Yaos sont les seuls qui aient développé une écriture, créée d’un alphabet incluant en partie des caractères chinois. En passant devant l’école, on n’entend pas les enfants répéter les paroles du prof à l’unisson… Plutôt bon signe !

Même si les plus jeunes ont adopté des vêtements « à l’occidentale », plus isolants du froid des montagnes, les bébés sont encore affublé d’un bonnet à pompons fantastique ! 

 

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… Il est possible que Max lance une nouvelle mode, très tendance pour notre retour hivernal !

 

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Puis nous quittons les collines boisées, pour descendre plus au sud, à Huay Xai. L’idée est de rentrer sur Luang Prabang en deux jours de bateau sur le Mékong.

 

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Quelques oiseaux en route, dont de beaux groupes d’Hirondelles rousselines en migration venant boire sur le fleuve en soirée

 

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A nouveau de superbes paysages de falaises karstiques recouvertes de végétation, s’élevant de façon abrupte du Mékong vers le ciel.

 

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Nous arrivons à Luang Prabang au crépuscule, et repartons le lendemain vers Vientiane (bus en journée cette fois ci !)pour entamer notre descente vers centre et sud Laos.

 

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On part pour le centre du Laos en direction de Ban Na Hin, à travers de magnifiques massifs karstiques

 

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 Petit village relax, les hommes y refont le monde autour de longues parties de pétanque, une autre tradition cocorico qui a perduré !

 

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Ban Na Hin est proche de la fameuse  grotte de Tham Kong Lo. Elle abrite l’une des plus longues rivières souterraine du monde :  7km de long  sous la montagne, reliant deux petits villages de part et d’autre. On parcourt le trajet dans les boyaux obscurs de la grotte, dont la hauteur de plafond peut atteindre près d’une centaine de mètres.

 

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Pour s’y rendre, nous empruntons à moto une route traversant le plus beau paysage de notre séjour Laotien !

 

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Cet endroit nous plait bien ; les habitants sont très accueillants (un peu plus qu’ailleurs au Laos !), les forets sont belles, et dans les falaises karstiques vivent de bien curieux oiseaux : le Bulbul chauve, ou Bulbul de Khamouanne, unique espèce endémique (et non chassée ! ) du Laos, décrite officiellement seulement en 2008 !

 

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Autre spécialité du coin, la Timalie de Herbert (un nom aussi pourri que la photo !). Il y a pas mal de Pouillots de schwarz hivernants.

 

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Depuis le point de vue non loin, on assiste avec quelques macaques, au coucher de soleil !

 

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Les proprios de notre guesthouse nous proposent de nous emmener  avec leur pick up jusqu’à Tha Kaek, notre prochaine étape. Nous acceptons, et embarquons sans le savoir au beau milieu d’une réunion familiale…

 

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Lorsque le pick up tourne en direction de la Thailande, on commence à se demander si l’on s’est bien fait comprendre ! En fait, la famille  se rendait à l’inauguration d’un nouveau pont de l’Amitié, frontière entre la Thailande et le Laos ! Du coup on se joint à eux avec plaisir. Ils se sont tapé 3h de route aller pour assister à ça, c’est dire si cela est encore symbolique aujourd’hui !

 

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Beaucoup se sont déplacés pour l’événement (et surtout pour la grande fiesta organisée non loin du pont !), et du coup, tous les hébergements de Tha Kaek sont pleins ! Nous passons donc une ultime nuit sous la tente, derrière la gare routière, histoire de prendre le premier bus demain pour Pakse.

 

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De Pakse, notre trajet se poursuit jusqu’à Tat Lo, vers les plateaux du Bolaven, réputé pour ses plantations de café. La petite localité de Tatlo est charmante mais très axée sur le tourisme, et nos balades s’articulent autour des chutes d’eau des environs.

 

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Puis nous poursuivons notre descente dans le sud du Laos vers les 4000 iles, en faisant néanmoins un crochet par Kiet Nong, le village aux éléphants… Le Laos est appelé « le pays au million d’éléphants ». Ce serait dommage de quitter ce pays sans en voir ! Or, il est impossible de partir à leur recherche en foret, sans participer à un tour organisé, et bien encadré et onéreux… Kiet Nong est un village qui a toujours « fonctionné » avec des éléphants : les mahouts les domptaient pour les faire travailler comme bêtes de somme dans les forêts

 

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Remplacés petit à petit par les machines agricoles, les grosses bêtes se sont retrouvées au «chômage technique ». Afin de les occuper à nouveau, un programme d’écotourisme s’est mis en place, et il est possible de faire une balade à dos d’éléphant pour gravir le Phu Asa, colline qui surplombe le petit village. Nous l’avons fait… Une erreur, car on s’est vite rendu compte que les éléphants du village sont mal traités, sous alimentés, et qu’il n’y a aucun attachement visible entre le Mahout et sa bête, si ce n’est lucratif… Très dommage.

 

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Cepnedant, Kiet Nong en lui même est un charmant petit village rural, et les marais non loin attirent bon nombre d’oiseaux.

 

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Et on y retrouve nos gros geckos à points rouges, au cri tellement marrant !

 

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Nous quittons Niet Kong, et poireautons 3h30 au bord de la route principale, en attendant le bus ou le pick-up qui nous emmènera sur Don Det, dans l’archipel des 4000 iles. Arrivés à la nuit, nous découvrons les splendeurs de l’île, sa voisine Don Khon, et les impressionnantes chutes d’eau du Mékong à vélo le lendemain.

 

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Nous serions bien restés un peu plus longtemps sur les îles, malheureusement, notre visa laotien expire. Nous passons la frontière du sud Laos vers le Cambodge (non sans nous se heurter à la corruption générale sortie Laos et entrée Cambodge, épique !), heureux à l’idée de découvrir le dernier pays de notre long périple. De plus, nous avons un rendez vous d’importance à Phnom Penh, puisque Tiphaine et Nicolas arrivent pour partager ça avec nous ! 

Par Annelaure&Max
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 07:48

 

Les choses semblent donc bouger doucement en Birmanie, en ce moment !

 

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Du coup, on entend des gens déclarer que ça y est, la démocratie est là. D’autres disent ne pas être dupes. L’avenir dira qui a raison ! Mais le chemin à parcourir risque d’être encore long avant qu’il ne soit radieux. Même si le régime s’assouplit et qu’advient la démocratie, un autre problème va surgir, auquel fait déjà face la junte depuis des décennies : les velléités d’indépendance de plusieurs ethnies, les Karen en particulier, mais également les Shans.

C’est dans l’état Shan que nous passons la 2ème moitié de notre séjour. Il couvre une grande partie de l’est birman. On y entendra moins parler politique que dans la partie centrale (Bamar). Dans cette région essentiellement rurale, les soucis se posent avant tout au jour le jour : chacun tente de mener sa dure vie de fermier comme il le peut – de loin la profession la plus répandue en Birmanie.

 

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Nous arrivons au village de Hsipaw après 6h de bus depuis Mandalay. Le tourisme s’y est développé, principalement basé sur la randonnée dans les montagnes alentours.


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Outre les nombreux salons de thé (qui n’ont rien de salon, il faudrait trouver mieux !), l’activité du village est centrée sur son marché animé, où les gens des villages alentours se joignent aux locaux pour vendre leurs produits.


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On a gouté ces sortes de melon-courge : aucun gout !


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A cours de chaussures de marche, Max tente d’en trouver: les seules disponibles sont des chaussures façon pataugas, vertes pomme, à semelle en pneu, qu’absolument tout le monde porte ici, car ce sont les seules disponibles…Un peu plus tard, on se rend compte qu’il s’agit bel et bien..des chaussures de l’armée chinoise ! Elles valent 3 dollars, et durent bien 6 mois si on en prend soin ! D’ailleurs, les militaires birmans les portent eux aussi…


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Le village est traversé par la belle Chidwin river, gorgée de boue en cette époque de fin de saison des pluies. On en apprécie la vue depuis un monastère surplombant la vallée.


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Tout autour, des cultures, principalement de riz. Les paysannes s’y affèrent, le temps de la récolte est proche.


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De manière générale, les femmes font les travaux les plus ingrats, y compris lorsqu’il s’agit de transporter le produit des récoltes ou de la cueillette du jour ! Il est beaucoup plus courant de voir de pauvres femmes chargées comme des mules, que d’hommes (même si cela arrive !), aussi bien en plaine que dans les montagnes.


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Les enfants les accompagnent parfois, aidant ou s’occupant comme ils peuvent !


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De manière générale, on se balade en permanence au milieu d’une foule d’animaux domestiques. Chaque maison-ferme joue l’autosuffisance, mais on ne sait pas si les chats bien nourris le sont en tant qu’animaux de compagnie ou pour être vendus dans certains restos et y finir en soupe…!


 

 

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Pas mécontents de notre situation oisive, nous nous promenons parmi les rizières en direction de magnifiques chutes d’eau.


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Elles ne sont pas traitées et regorgent donc de vie, surtout dans la végétation fleurie qui borde les chemins et les multiples chenaux. Les papillons s’envolent par grappes à notre passages, les coléoptères se régalent, les libellules se font la cour...


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Les tariers pâtres sibériens et Pies-grièches brunes semblent s’y plaire pour passer l’hiver, alors que les Hirondelles à longs bruns nichent dans les vieilles fermes. Un superbe mâle de Busard pie survole la plaine.


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Ayant étudié les cartes des alentours, nous avions envie de nous diriger vers les montagnes, dans la région Palaung. Notre objectif est un village situé à 90 km de là, Namshan. On loue une moto, et c’est parti pour une journée de voyage, à notre rythme ! Nous faisons halte dans le village Shan de Panlon.


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Mais c’est avec une descendante d’immigré népalais que nous faisons connaissance. Les Népalais se sont implantés un peu partout dans les montagnes alentours, amenés en Birmanie pour travailler de manière plus forcée qu’autre chose sur les grands chantiers, comme ce fut également le cas pour nombre d’Indiens, enrôlés pour combattre du coté des Anglais.


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Chez elle, c’est un joli bazar de bric à brac, au milieu duquel trône la fameuse machine à coudre Singer, complètement surannée chez nous, mais la seule et unique en Birmanie !


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On poursuit la longue route, passant parfois parmi de belles forêts, où volent les troupes multicolores de Minivets écarlates.


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La route monte, puis redescend vers le village de Lelu, situé dans la vallée d’une grande rivière. Il s’agit d’un grand chantier de route débuté l’an passé, et dont les travaux reprendront surement après la saison des pluies.


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Du coup, ça se corse : la route grimpe de plus en plus et devient très boueuse, servant de lit aux ruisseaux résultant de la pluie du matin, le tout aggravé par le passage des quelques camions. On dérape, et on s’en fout partout !

 


 

 

On arrive à Namshan au crépuscule, accueillis par quelques engoulevents que les enfants visent (et ratent, heureusement pour cette fois) au lance-pierre, sport infantile répandu en Asie… Au petit matin, la rue sinueuse principale grouille d’animation. Le village est bâti le long d’une crête à environ 1600 m d’altitude, et s’étend sur près de 2km, pas mal pour un bled si reculé !


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Les moines passent faire la quête matinale de nourriture devant les maisons


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Tandis que les enfants partent à l’école


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 Plus qu’un bled, Namshan est en fait la capitale du sous-état Palaung, l’une des ethnies les plus anciennement arrivées en Birmanie, bien avant la poussée vers le sud des chinois méridionaux qui constituent actuellement la majorité des peuples sud-est asiatiques. Nombreuses sont les femmes à porter le vêtement traditionnel. Trois sous-groupes Palaungs se distinguent par… leur ceinture ! Les Pale portent une ceinture d’argent, comme ces femmes.


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La jeune génération et une partie des femmes plus âgées s’habillent toutefois plutôt selon la mode birmane plus classique (certainement au grand désespoir des photographes croisés à Hsipaw en recherche d’exotisme vestimentaire… qu’importe, ils trouveront bien un village à touristes où on leur servira le folklore qu’ils recherchent !)


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Chez les hommes, c’est plus varié, souvent plus chinois que birman, par ici (avec, toujours, les chaussures dont on parlait plus haut !)


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On fait évidemment plein de rencontres avec les enfants !


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La principale source de revenu de la ville (qui nous paraît moins pauvre que la plupart des autres villes birmanes croisées jusque là) est le thé, qui couvre la majorité des pentes alentours. Il est bien sûr principalement récolté par les femmes…


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Une partie est peut-être aussi ramenée au village à dos de mules, pour soulager les femmes


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Avant d’être trié, puis empaqueté, pour une consommation exclusivement birmane, nous apprend-on.


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On se promène le long du village jusqu’à son point culminant, un grand monastère aux multiples stupas


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En allant vers les petits villages situés autour de Namshan, des montagnes à perte de vue, on croise d’étranges fleurs et différentes bestioles : écaille, scarabée, agame… et même deux Mangoustes crabières !


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Après un jour passé sur place, il est temps de repartir en moto, s’arrêtant en chemin sous un énorme banian (le même que l’arbre sacré sous lequel Bouddha a eu son illumination)


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Plus bas, nous croisons le chemin d’une Nymphée fuligineuse… Non non, il s’agit juste d’un oiseau, une sorte de rougequeue assez rare habitant les torrents de montagne !


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On s’essaye à identifier les femelles des diverses espèces de Gobemouches oranges et bleus, celle-ci étant vraisemblablement un Gobemouche à menton bleu


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Nous rallions Panlon en fin d’après midi, croisant les habituelles charrettes à buffles, des femmes toujours chargées…

 

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C’est en train que nous quittons la région, plus lent mais tellement plus reposant que le bus ! Pas si reposant non plus, remarquez, les wagons tanguent de droite à gauche de façon incompréhensible d’ailleurs, car les rails eux, sont droits, et les broussailles qui bordent la voie ferrée ne sont taillées que par… le passage du train ! Eviter de mettre sa main dehors !


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A chaque gare, les vendeuses rivalisent d’équilibre pour présenter leurs produits aux passagers

 

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On traverse le célèbre viaduc de Gokteik, qui survole une gorge à plusieurs centaines de mètres de haut

 

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Escale à Mandalay, puis à Thazi, avant de prendre un nouveau bus pour rallier Kalaw, plus au sud de l’état Shan. Au terme d’une longue expédition en bus local (c'est-à-dire les vieux bus de plus 30 ans dont la Chine se débarrasse en Birmanie), dans lequel votre corps vit absolument chaque bosse et chaque trou de la route, nous voici enfin parvenu dans la petite ville au creux de la montagne.


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Et comme on a toujours du bol, aujourd’hui, c’est le Pa Than Schwe à Kalaw… Le Pa Than Schwe est une célébration religieuse durant laquelle s’élèvent des prières bouddhistes des temples, que l’on entend dans toute la ville grâce à des hauts parleurs. Les habitants, endimanchés, se rendent tous au temple.


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En général, le Pa Than Schwe dure toute la journée, voire parfois une semaine ou dix jours, selon le temple qui l’organise, et s’accompagne de cette musique traditionnelle bimane, une sorte d’avalanche de sons cacophoniques… Allez, on vous en met un petit peu !



 

 

Nous participons à une rando de deux jours autour de Kalaw, en compagnie d’autres voyageurs, dont un groupe de rhônalpins bien sympas. Lui, c’est notre guide, Rambo. Autant dire qu’avec un surnom pareil, on préfère se tenir à carreaux ! ;)

 

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Rambo nous emmène à travers la foret et les rizières, autour des villages des minorités Danu des environs, dans lesquels persistent encore des croyances animistes, les chamans… Au détour du sentier, on surprend des enfants dégustant des fruits encore verts, sur l’arbre.


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Les oiseaux les plus nombreux sont… Les Pouillots à grands sourcils et les Gobemouche de la Taïga, tous deux venus hiverner par ici


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Rivalisant en abondance, les Bulbuls orphées, l’espèce que les Thaïlandais mettent tous en cage devant leur porte. Résultat, on en avait pas vu un seul en Thaïlande. Ici, rien de tel, mais on nous apprend qu’ils sont capturés pour être vendus 5 euros pièce aux Thaïlandais.

 

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Bientôt, la pluie vient nous tremper près d’une heure durant… Et les charrues transforment le chemin en une mare de boue !


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Mais les rizières annoncent le retour dans la plaine, les villages Palo, et à nouveau un village Danu dans lequel une famille nous accueille pour passer la nuit : Myin Dike.

 

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Comme nous arrivons de nuit, nous assistons au joli ballet des chandelles posées devant les maisons : les soirs de pleine lune, les familles s’éclairent à la bougie, tandis que les jeunes et les enfants font exploser des pétards festifs.

 

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L’hébergement consiste en des nattes posées à même le sol, et la douche a lieu à l’extérieur, grâce au baquet récupérant l’eau de pluie. La salle commune est partagée avec nos hôtes.


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Lors du petit dej le lendemain (pas encore bien réveillés !), on se rend compte que le casque posé sur le sac de riz au premier plan, n’est autre qu’un vieux casque de l’armée allemande de la seconde guerre, recyclé en Birmanie comme casque de moto…

 

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Le temps de taquiner un peu les bambins de la famille qui nous ont tiré du lit à 5h du matin, qui appécie particulièrement les locks d’Adrien, et c’est reparti pour une seconde journée de marche !


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Alors que le gros de la troupe va rejoindre le Lac Inle en deux jours de rando, nous rentrons tranquillement  vers Kalaw, en compagnie d’une autre guide, Keetha. Tiens, pour une fois, ce sont les hommes qui portent !


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Sur le chemin vers le temple souterrain des grottes de Myin Ma, beaucoup d’agitation…


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…avant d’atteindre les bouddhas troglodytes, de l’eau jusqu’aux mollets.


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De retour à Kalaw dans l’après midi, nous prenons un bus pour rejoindre le Lac Inle, dernière étape de notre séjour birman. Alors que le trajet ne devait pas durer plus de 2h, nous mettons le double de temps à rejoindre Inle, à cause d’une panne…d’essence ! (la seule panne qui aurait pu être évitée !)


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Mais finalement, nous y voici,  et découvrons les splendeurs du lac Inle à bord d’une petite barque à moteur.

 

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D’abord, les pécheurs Inthas, qui rament en équilibre à l’aide d’une jambe, technique unique au monde leur permettant de garder les mains libres pour installer leur filet…

 

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…ceux qui abattent leur rame dans l’eau pour rabattre le poisson, dans un mouvement perpétuel incessant, mécanique…

 

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Le lac Inle fut l’un des tous premiers sites ouverts au tourisme, il y a plus de 20 ans. Lorsque l’on traverse les villages sur pilotis, les jardins flottants, les habitants que l’on croise affichent toujours ce sourire chaleureux, toujours ravis d’avoir de la visite !

 

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Pas énormément d'oiseaux en cette saison, mais l'une des spécialités du lac, le Tarier de Jerdon, est présent au rendez-vous

 

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Les vieilles stupas d’Inthein défient le temps, en attendant d’être un jour restaurées (entendez « recouvertes de ciment puis de peinture dorée ») grâce aux dons d’argent de fidèles, birmans ou étrangers.

 

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Un grand festival a eu lieu ces quinze derniers jours dans les villages autour du lac. Nous avons hélas, loupé la cérémonie de clôture, orchestrée autour de processions et d’une course de bateau, entre 5h et 8h ce matin…soit beaucoup trop tôt pour nous ! On croise un longboat de retour du festival, musique à fond, et ambiance festive à bord !

 

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Le lendemain, nous retrouvons le reste de la troupe de la rando de Kalaw, arrivés la veille au Lac. Nous louons deux bateaux (nous sommes 10 au total) et visitons ensemble le marché de Maing Thauk, avec ses vendeurs de noix de bétel, ses poissons du lac frais…

 

 

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Nous enchainons avec le marché de Phaung Daw Oo, autour de la Paya du même nom, et débarquons juste pendant la cérémonie d’intronisation d’un jeune moine novice !

 

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Le marché au pied de la paya réunit les habitants de différents villages du lac, notamment les Pa-O. Celles-ci sont toujours vêtues de vêtements noirs et amples qui, d’après la légende, leur permettront de se transformer en dragon plus facilement et de déployer leurs ailes une fois leur heure venue, sans être gênées par des boutons ou des fermetures éclairs !

 

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Leur serviette de bain enroulées en turban colorent joliment leur vêtement traditionnel. D’ailleurs, face aux puissants rayons du soleil, beaucoup cherchent à se couvrir la tête…

 

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Mais déambuler dans le vaste marché, ça creuse ! Allez, hop ! Une bonne tète de poulet ! 


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On découvre ensuite comment fabriquer du fil à tisser en nénuphar (lotus)…

 

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..ou encore comment rouler les Cheeroot, les cigares birmans

 

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Dans une autre maison flottante, des hommes s’usent à la fabrique de couteaux

 

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Et pour tromper l'ennui, des chats ont été dressés à sauter sur commande dans le monastere voisin.

 

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Puis notre séjour touche à sa fin, nous quittons le lac Inle et les Birmans avec qui nous avons passés des moments inoubliables. Nous rejoignons Yangon apres une nuit de bus, puis direction Bangkok pour un transit rapide avant de rejoindre le Laos !

 

 

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Par Annelaure&Max
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 11:15

 

Ca y est, nous avons obtenu nos visas, nous embarquons sur un vol Air Asia direction : La Birmanie !

 

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 Il existe un vrai dilemme à peser avant d’entrer au Myanmar (nouveau nom du pays donné par la junte au pouvoir en 2005).

Il n’est plus véritablement question de boycott du tourisme , selon un communiqué récent d’Aung San Suu Kyi, la leader de l’opposition libérée l’année dernière, car les devises étrangères s’avèrent une aide trop précieuse pour ce peuple opprimé, et un moyen de relancer l’économie faiblarde du pays. Mais il est inévitable qu’une partie de l’argent des voyageurs finisse dans les poches du gouvernement en place : visa, entrée des sites touristiques, taxes diverses. Toutes les compagnies aériennes birmanes appartiennent à l’Etat ou à son cercle proche, les grands hôtels dans lesquels descendent les groupes organisés sont généralement affiliés au gouvernement…

Il revient à chacun de voyager de façon responsable, afin de limiter au maximum cet impact frauduleux, et d’essayer plutôt de répartir l’argent le plus possible vers les guesthouses privées, les boui-bouis restaurants, les petits marchands etc…  Nous nous faisons la promesse de jouer le jeu et rester vigilants, afin d’une part de rester cohérents vis-à-vis de notre aversion face au régime de la junte, et de deux, de filer un coup de pouce aux habitants. Nous espérons y être parvenus, à la hauteur du respect que mérite le peuple Birman.

 

Nous atterrissons donc à Yangon. L’ancienne capitale de la Birmanie s’est vu voler son statut  en 2005 au profit de Naypidaw, une ville quasi inhabitée, dans le centre montagneux du pays, pour des raisons mystérieuses (conseil des astrologues ou stratégie militaire en cas d’attaque, ou les deux). Ainsi, certains quartiers de Yangon sont encore moins entretenus qu’ils ne l’étaient avant : les trottoirs sont défoncés, voire casse-gueule, la circulation chaotique, les bâtiments en décrépitude, parfois des cadavres de bagnoles pourrissent sur le trottoir… Face à toutes les interdictions du régime totalitaire en place, les habitants ont recours au système D pour survivre, et le marché noir va bon train.

Mais la ville dégage quand même une atmosphère sympathique, en grande partie due aux sourires incessamment croisés.

 

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On rencontre des petits bouquinistes de trottoir par endroit. Toutes sortes de livres s’y trouvent, des nombreux manuels scientifiques aux manuels de fitness des années 70, livres de recettes… L’offre est donc en partie présente à Yangon, mais le manque d’intérêt des jeunes entretenu par un système scolaire débilisant ne pousse pas à l’éveil des consciences. On reste stupéfaits face à un journal affichant une photo d’Aung San Suu Kyi en couverture, ce qui aurait valu un emprisonnement au rédac-chef encore quelques mois auparavant ! Depuis sa libération en novembre 2010, et avec l’arrivée de Thein Sein au pouvoir depuis avril dernier, la lente marche vers la démocratisation se mettrait elle doucement en marche ?

 

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Le bouddhisme est omniprésent, en témoignent les Payas et Stupas dorées à chaque coin de rue, ou presque ! Mais qui dit qu’il s’agit d’une philosophie ? Comme n’importe quelle religion, elle sert avant tout les dirigeants : le fatalisme bouddhiste aide beaucoup plus à accepter la situation présente,soit comme étant une conséquence d’une vie antérieure mauvaise, et/ou en comptant sur le fait que la vie prochaine sera meilleure !

 

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Dans la Paya Sule, nous sommes vite pris sous l’aile d’un jeune moine, suivi de deux jeunes birmans, trop heureux de pouvoir nous initier au Bouddhisme Theravada.

 

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Cela ne fait pas une demi-journée que nous nous trouvons en Birmanie, et déjà, nous avons eu plus de contacts avec les gens qu’en 10 jours en Thaïlande !  Nos compagnons de paya nous expliquent aussi l’importance de l’animisme pré bouddhique qui rythme  la vie quotidienne des Birmans.

 

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Beaucoup de gens sont très superstitieux, croient aux fantômes et aux Nats (les esprits) dont il faut s’assurer la bienveillance à coup d’offrandes et prières dans les temples.  Au pied des Payas de Yangon, des femmes tiennent des nacelles pleines de moineaux et de tisserins… Pour quelques Kyats, on peut relâcher un « lucky bird »…

 

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L’après midi, alors qu’il tombe des trombes d’eau, c’est un petit monsieur qui se démène pour nous trouver un parapluie d’occasion, parmi les nombreux vendeurs de tout, assis à même le sol. Trop heureux de pouvoir pratiquer les cours de français de sa jeunesse (à l’époque, le taux d’alphabétisation en Birmanie était bien plus élevé qu’aujourd’hui, puisque la junte passe son temps à fermer les universités pour éviter que les étudiants ne se réunissent trop souvent…), Augustin nous retrouve le lendemain pour un repas végétarien indien pantagruélique, distribué gratuitement dans le temple dédié à Vishnu, à deux pas de notre guesthouse.

 

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Nous allons ensuite déambuler au pied du trésor de Yangon : la Paya Schwedagon, vieille de 2500 ans, dont le cœur de la flèche abrite une petite sphère d’or ornée de millier de diamants et une émeraude de 76 carats.

 

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De voir ce site fabuleux de nuit est assez magique, les éclairages ravivent la couleur dorée des édifices, dont l’éclat se reflète sur le carrelage mouillé…

 

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Les Birmans viennent prier ou se prosterner devant des statues de Bouddha de mille postures différentes, ou restent simplement assis à discuter dans les temples, sous le regard bienveillant de l’Illuminé !

 

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La Birmanie apparait un peu comme l’Asie des années 40. Le Longyi (sorte de sarong porté en pagne) est toujours porté par la majorité des hommes et des femmes, alors que le jean et les pantalons à l’occidentale ont été largement adoptés dans les pays voisins.

 

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Nous changeons radicalement de décor après 6 heures de bus bringuebalant, et une arrivée au beau milieu de la nuit  à Bagan.

 

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Dès le 11e siècle, les rois de Bagan firent construire, en 230 ans, plus de 4400 temples et sanctuaires pour donner corps à leur foi. On pourrait appeler cela les splendeurs du bouddhisme poussé à l’extrême ! Nous passons quatre jours à nous balader entre les vestiges de l’âge d’or de Bagan, les briques rouges des stupas du 11e siècle, épargnées de la horde des Mongols de Kubilai Khan en 1287.

 

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Se balader en vélo pour découvrir les stupas et les temples est agréable en dépit de la chaleur qui s’abat sur la plaine en journée. Ainsi, c’est surtout  au crépuscule que Bagan déploie toute sa splendeur.

 

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A l’entrée des temples attendant toujours une horde d’enfants ou de femmes qui tentent de vendre des babioles (et des peintures !) made in china. En général, ils insistent tous lourdement, en poussant sur la corde sensible, mais nous connaissons la formule birmane sacrée, qui fait, que très vite, ce sont les jumelles (et les minivets !) qui attirent la curiosité et non plus le portefeuille.

 

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En plus du Minivet de Jerdon, on peut rencontrer trois autres espèces endémiques de la zone sèche du centre de la Birmanie à Bagan. Le plus abondant est de loin le Cratérope à gorge blanche

 

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Les pies-grièches à dos marron et les Chevêche brahmes apprécient particulièrement les stupas comme perchoir

 

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Des petites bandes d’étourneaux vineux passent constamment en vol

 

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Et les guêpiers d’Orient rajoutent une touche de couleur au un paysage déjà enchanteur

 

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On croise toujours de nouvelles espèces d’agames, d’écureuils, de scorpions...

 

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 Nous faisons connaissance de Thi Dar, dans le Patho  Dhammayangi, le seul temple fortifie de Bagan, 12ème siècle. La petite vendeuse met un point d’honneur à nous suivre partout, et ce pendant deux jours !

 

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En sa compagnie, autour de Bagan et du vieux village, nous découvrons la vie rurale birmane…

 

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L’artisanat local est d’abord réputé pour sa fabrication de laques, faite à partir de la sève d’un arbre.

 

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Dans un petit village, Minnanthu, nous apprenons à manier la machine à tisser

 

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Les tissus faits main sont très colorés, très beaux. Les filles ne peuvent résister à l’envie d’essayer les longyi.

 

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On reprend le vélo tous trois vers de nouveaux temples et d’autres bouddhas, grands, petits, dorés, avec ou sans gecko…

 

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Avant de nous séparer, Thi Dar nous invite à déjeuner chez elle. Ses parents et elle vivent dans une maison en bambou dans le Nouveau Bagan, de façon très rudimentaire. Thi Dar et sa mère nous concoctent un super repas avec trois fois rien et deux écuelles.  Quand on entre dans la maison, on craint de passer le pied à travers le sol en bambou, plutôt mince…

 

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Dernier crépuscule tous les trois à la Bupaya, qui couvre les flots  de l’Ayeryawady (nouveau nom de l’Irrawady) de couleur or…

 

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Dès le lendemain, nous voguons sur les immensités de l’Ayeryawady afin de rejoindre Pakokku, notre prochaine étape, 30km plus au nord de Bagan, en 2h de traversée.

 

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Sur les falaises sableuses niche le Faucon laggar

 

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Au loin, la silhouette d’un pont immense en grand chantier…Tandis que l’on croise des bateaux surchargés de bois, le plus souvent en direction de… la Chine, bien sur.

 

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Hébergés à Pakokku chez l’habitant, c’est là que nous faisons la rencontre décisive de tout notre séjour birman. Mya et son fils nous apprennent énormément, et pas seulement sur le bouddhisme. Cette fois-ci, on rentre dans le vif du sujet, avec de vibrants témoignages sur la réalité de la vie birmane.

 

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San Hyun nous emmène au marché de Pakokku.

 

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On voit partout de la noix de Betel, chiquée dans toute l’Asie, qui colore d’un rouge sang les dents et la salive. Beaucoup sont dépendants du pouvoir grisant qu’elle provoque.

 

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Un marchand exhibe fièrement ses feuilles de tabac gigantesques.

 

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Du poisson séché partout, et l’odeur de cette infâme poudre grise de poisson et crevette broyés, que les Birmans affectionnent dans de nombreux plats… On a gouté…Véritablement, il existe une éducation des papilles qui se joue seulement à la naissance..Après, c’est souvent trop tard ! ;)

 

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Là aussi, la vie de certaines famille est particulièrement dure…

 

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C’est un bus (ou plutôt une diligence !) qui nous emmène ensuite à Monywa, sur une route pleine de nids de poule. La ville se situe au bord de la rivière Chindwin, qui traverse une grande partie du pays, de l’état Kachin à l’état Chin. Dernièrement, elle fit l’objet d’un projet de barrage gigantesque payé par la Chine pour la Chine, et dont l’annulation par le président birman ces dernières semaines fait grand débat, et met le feu aux poudres à Pékin… 


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Comme partout en Birmanie, les chiens errants sont légion, et la ville  est bruyante. Les moines dès 5h du matin entament leur procession à travers la ville pour récupérer les dons de nourriture des habitants…

 

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Les niveaux d’eau de la rivière sont hauts, ici aussi il a beaucoup plu. Nous traversons la Chindwin pour nous rendre vers les Grottes de Hpo Wing Daung.

 

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Ces grottes renferment…bah, des bouddhas, pour changer tiens !   Des bouddhas, et des fresques.

 

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Les peintures ont été restaurées au petit bonheur, ainsi, il est quasi impossible de leur  attribuer un siècle…Maintenant, avec leur couleur vive, et leur encadré bien net, on croirait à de la bande dessinée sur les murs…

 

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Les femmes vendent des feuilles d’or à coller sur les bouddhas ou des couronnes de fleurs à déposer en offrande. Des macaques nous suivent, dans l’espoir qu’on leur achète des biscuits…

 

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Le jaune pâle des joues des jeunes filles est de la poudre d’écorce broyée de Thanakha.  Il s’en vend dans toute la Birmanie, et constitue la crème solaire  locale, en plus d’être un cosmétique.

 

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Ensuite, à nouveau de longues heures de bus pour rallier Mandalay.

 

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Deuxième plus grande ville du pays et dernière capitale royale, la ville est assez suffocante mais pleine de vie. Le marché aux fleurs est particulièrement plaisant (et l’arrivée de motos chargées de fleurs sur 3 m de haut est un spectacle incroyable !) de même que les couchers de soleil sur l’Irrawaddy !

 

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 Ici comme ailleurs, un incroyable business fleurit autour du bouddhisme !

Il faut des statues de bouddha pour les temples,

 

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Et des feuilles d’or pour recouvrir ces mêmes bouddhas, les temples… Nous visitons une petite fabrique de feuilles d’or. Les hommes frappent des paquets de feuilles de bambou renfermant un petit lingot de 24 carats, et pour parvenir à le rendre plus fin qu’une feuille de cigarette (0,001mm), ils tapent dessus 5 heures d’affilée, à l’aide de masse pesant près de 3kg…Le plus jeune d’entre eux, tout à gauche sur le film, doit avoir une douzaine d’années… Les femmes, elles, préparent les paquets prêts à être frappés, et réalisent le package des feuilles d’or destinées à être vendues.

 

 


 

 

 

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Ensuite, une partie d’entre elles sont achetées par les fidèles, qui vont les appliquer sur l’une des représentations de bouddha les plus sacrées du pays, celui de la Paya Mahamuni. On lui a collé tant de feuilles d’or depuis des décennies qu’il en est devenu tout boursouflé !

 

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Dans les rues, les moniales ou Thylashins (femmes moines) font la quête, distinguées de leurs homologues

masculins par leur toge rose .

 

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Nous visitons également une fabrique de textiles, notamment pourvue de machine de bobinage de soie, sur un modèle assez semblable de l’ancienne usine de Brossettes ! Cela fait plaisir à Max de les voir fonctionner.

 

 

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Parmi l’artisanat local, les marionnettes sont courantes, et leurs spectacles semblent jouer un rôle traditionnel dans la vie culturelle birmane

 

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Eux ne sont tout de même pas des marionnettes, mais hélas, plus vraiment des artistes subversifs non plus. La troupe des Moustache Brothers, tant vantée par le Lonely Planet, a eu ses heures de gloire, mais désormais, son spectacle, autorisé aux seuls étrangers, est plus constitué de parodies soporifiques des danses locales que d’humour engagé. A  l’époque, deux des trois Moustache Brothers ont été arrêtés et condamnés à 7 ans de travaux forcés pour avoir tourné en dérision les généraux de la junte au pouvoir… On dirait bien que pour eux, le combat est terminé…

 

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Courant à travers un vaste lac au sortir de la ville, le Pont U-bein est l’un des édifices les plus célèbres du pays. Long de 1,2 km de long, il est construit uniquement en teck, bois précieux dont le pays possède l’une des plus grandes réserves mondiales.

 

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Des vendeurs et des enfants attendent les touristes à l’entrée… On a du bol d’être en basse saison, car il fait partie des sites visités par tous les tour-opérateurs.

 

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Dans le village de l’autre côté du pont, on se fait inviter par un moine en train d’enseigner l’anglais à ses jeunes élèves.

 

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On continue notre promenade à moto autour de Mandalay dans d’autres villages…

 

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…puis sur la colline de Sagaing, d’où l’on admire les centaines stupas dorées qui ornent les collines alentours, haut lieu de retraite bouddhiste datant des royaumes des siècles précédents.

 

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Pour terminer la visite des alentours sur les rives de l’Irrawady, à Mingun, un autre site religieux célèbre, dont les deux joyaux sont la paya Hsinbyune...

 

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...et le paya de Mingun, la dernière tranchant étonnamment avec le style habituel ! Elle a d’ailleurs nécessité des milliers d’esclaves et forçats pour la bâtir, à la fin du 18ème siècle. Mais à la mort du roi de l’époque, en 1819, la construction a été interrompue, et 20 ans plus tard, un séisme l’a fortement endommagée… comme pour conjurer le sort !

 

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La cloche de Mingun, destinée à l'édifice monumental , pèse 90 tonnes et est très appréciée par les enfants pour jouer ! Une belle fin de vie !

 

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On rentre à Mandalay par le fleuve, au crépuscule, pour repartir le lendemain en pays Shan… objet du prochain article ! 

 

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Par Annelaure&Max
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 08:32

Nous restons quelques jours à Kuala Lumpur après le départ de Julien, le temps d’essayer de régler quelques soucis : la batterie de l’ordinateur ne se charge  plus, et l’objectif de Max ne fait plus la mise au point. On fait le tour des malls à la recherche de réparateurs valables, sans succès. Le mall du multimédia informatique, joyeusement bordélique, est l’empire des contrefaçons… Dans un autre, on se régale du spectacle fourmillant des stands à sacs et vêtements :

 

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Le centre Asus essaye même de nous arnaquer de manière grandiose ! En nous vendant une batterie « originale », qu’ils ont ensuite essayé de remplacer derrière notre dos par une batterie contrefaite, et sans régler le problème de connectivité du Pc…  Anne-Laure veillait au grain. Quand à Nikon, ils nous apprennent qu’il sera plus économique de racheter que de réparer (la mollette de mise au point est bloquée et il faut changer quasiment tout l’ensemble). Heureusement, on trouve un 300 mm d’occasion pas trop cher, de quoi tenir jusqu’à la fin du voyage ! Par contre, sans batterie, les mises à jour du blog sont plus délicates à assurer L

On passe plusieurs soirées sympas en compagnie d’Anthony, Indien travaillant provisoirement à Kuala Lumpur, et qui nous sort dans différents restaus et bars à concerts.

 

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 Nous achevons la visite de la capitale malaise par les grottes de Batu, haut lieu de retraite Sri, situées en périphérie de la ville.

 

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Découpées dans un immense affleurement calcaire, on grimpe 272 marches pour parvenir au cœur de la voute. Les grottes abritent des temples hindous, toujours avec cet amoncellements de divinités aux couleurs psychédéliques, et devant les escaliers siège une immense statue dorée de Muruga, à qui le site est dédié. Chaque année, un million de pèlerins se rassemblent ici durant les trois jours du Thaipusam.

 

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On part deux jours se changer d’air dans la ville de Malacca, à deux heure de KL. Classée patrimoine mondial de l’Unesco depuis un an, la ville est de loin la plus belle que l’on ait vue en Malaisie (Bornéo compris). Pas de grands immeubles ou presque, que des petites bâtisses sino-malaises serrées les unes aux autres dans les ruelles et le long du canal, auxquelles se mêlent des demeures plus riches, hôtels…

 

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Des artisans, peintres et antiquaires ont pignon sur rue dans près d’une maison sur trois

 

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D’autres quartiers sont nettement plus vétustes

 

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Il y a quelques managers d’hôtel qui auraient besoin d’un conseiller en communication, par ici…

 

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Mais on ne parle pas trop français par ici : les racines européennes de la ville sont plutôt portugaises, hollandaises puis britanniques. Melaka a longtemps été un port de transit important, passage privilégié des bateaux venant d’Inde transitant par le détroit, et donc point d’ancrage stratégique des comptoirs européens. On trouve ainsi plusieurs églises médiévales, la mieux conservée étant l’église Saint-Paul, en haut de sa colline (XVe siècle)

 

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L’église Saint Paul fut renommée après l’arrivée des Hollandais en 1641, puis abandonnée lorsqu’ils finirent de bâtir la grande Christ Church, sur la place centrale « Town Square » , point de ralliement de tous les « trishaw » fleuris qui conduisent les touristes d’un point à l’autre de la cité.

 

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Comme toujours en Malaisie, les lieux de cultes se côtoient. Du calme de l’église, on passe au tintamarre du temple hindou, et à l’encens entêtant du temple taoïste.

 

 


 

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Cela fait quelques jours que ce smog infernal couvre nos têtes, aussi bien à KL qu’à Malacca. Il semblerait que cela provienne des feux de forêts industriels sur l’île de Sumatra voisine. Ca donne une idée de l’ampleur de la déforestation par là bas !

 

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On quitte Malacca et ses beaux éclairages nocturnes pour retourner à Kuala Lumpur, d’où nous prenons le train de nuit pour la Thaïlande !

 

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Le passage de frontière se fait sans encombre, et arrivés à Hat Yai, nous prenons le bus jusqu’à Krabi, sous des pluies torrentielles. La pluie commence juste à se calmer alors que nous arrivons.

 

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Nous n’avions pas spécialement envie de visiter la Thaïlande, mais comme il nous faut nous rendre à Bangkok pour faire nos visas birmans, tant qu’à faire, autant voir à quoi ressemble ce pays tant vanté par les touristes du monde entier ! Et bien, en toute franchise, on a été déçus. On nous avait dit les thaïs adorables, mais les relations que nous avons eues dans le sud n’étaient que commerciales, voire antipathiques. Impossible d’aller plus loin dans la discussion, l’envie n’est pas là de l’autre côté. Et l’anglais non plus, en général, qui n’est généralement maîtrisé que juste assez pour faire payer la note. Il y a bien sûr des exceptions. Mais si un sociologue veut une illustration de la perversion des relations humaines par le business touristique, il y a de quoi remplir des centaines de pages en visitant cette partie de la Thaïlande… Pour le Nord du pays, on ne se prononce pas !

Enfin, heureusement les paysages sont jolis, et nous louons un scooter pour nous promener une journée dans les environs, entre les averses.

 

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D’incroyables formations calcaires jaillissant hors du sol essaiment la campagne

 

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Pas beaucoup d’oiseaux à observer, et le parc national voisin est fermé à cause des grosses pluies récentes. Il nous reste les charmantes Géopélies zébrées pour tested le nouvel objectif !

 

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La ville est en bord de mer, entourée de nombreux chenaux circulant à travers les mangroves. Elle est un grand lieu de transit pour les touristes se rendant dans les îles « paradisiaques » situées plus au large.

 

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Curieux de découvrir l’une d’entre elles, nous optons pour la plus proche, Koh Phi Phi. Mauvais choix ?

 

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Certes, les paysages sont jolis, mais l’île est un village de vacances géant, avec des dizaines de restaurants et d’hôtels, des centaines de boutiques en tout genre, une cinquantaine (si si !) de clubs de plongée, des masseuses à chaque coin de rue et des centaines et centaines de touristes, malgré que l’on soit en basse saison.

 

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C’est l’endroit idéal pour venir faire la fête sur la plage, ça c’est sûr. La nuit, ici, tous les bars se transforment en discothèques ! Une fois que tout le monde a bien bu, on retrouve des hordes de jeunes faisant la queue devant les innombrables tatoueurs de l’ile, histoire de se ramener un souvenir inoubliable des vacances de fous qu’ils ont passé sur l’ile…

 

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La prostitution est aussi bien présente, quoiqu’assez discrète. Mais la plupart des masseuses vous offriront « l’happy ending » sans avoir trop besoin d’insister, d’après un voyageur israélien... On n’a pas réussi à photographier celle qui tenait son petit panneau « oil massage, thaï massage, etc » tout à fait normal en journée, et qui lorsque Max passait seul, le transformait en « hand job, blowjob, sleep with me », etc ! Du coup, on a que ça (et non, ce ne sont pas les masseuses qui massent avec leurs lèvres, mais… les poissons)

 

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L’île, ou plutôt sa voisine Koh Phi Phi Dom (où nous n’avons pas été) est célèbre pour avoir servi de lieu au tournage du gros navet « La Plage ». Toutes les agences locales essayent de vous emmener voir le coucher de soleil là bas. On n’y a pas été, donc la photo ne correspond pas au texte !

 

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Anne-Laure profite de ces quelques jours pour farniente sur la plage, pendant que Max découvre ses premiers requins en snorkeling juste au bord de l’eau, c’est au moins ça de sympa !

 

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On se promène donc le long des plages

 

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En observant les Aigrettes sacrées (une forme blanche, pour changer), les Gravelots Mongols..

 

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Lorsque l’on se promène un peu plus le long des sentiers abrupts de l’intérieur de l’île, on tombe sur les espèces communes habituelles, mais toujours jolies à voir : Drongo à rames, Dicée à dos rouge

 

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Et l’inévitable Carpophage blanc, toujours abondant sur les îlots au large

 

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La grimpette jusqu’au point de vue vaut vraiment le coup pour le coucher de soleil. C’est d’ailleurs vers ci que sont montés se réfugier les habitants qui en ont eu le temps lors du terrible passage du tsunami, qui avait ravagé l’île il y a 7 ans.

 

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Nous quittons l’île pour gagner un parc National un peu plus au Nord, également très renommé d’un point de vue touristique : Khao Sok.  Ca commence bien : le seul contact avec le staff du parc est de nous faire payer le ticket d’entrée. On essaye de poser quelques questions sur les choses à voir, la faune, aucune réponse, aucune info, rien. Ils sont juste là pour nous faire raquer, en fait, et au cas où on soit passer entre les mailles, une pauvre dame passe la journée dans sa cahute à vérifier les tickets à l’entrée du sentier !

 

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On se trouve un petit bungalow très sympa au bord de la rivière

 

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Pas de bol encore une fois, l’essentiel des sentiers est fermé en saison des pluies, et on doit se contenter de rester sur les pistes 4x4 en périphérie de la forêt, dans de belles bambouseraies. Comme nous n’en faisions qu’une petite étape sur la route, nous n’avons pas fait l’excursion au barrage, qui a l’air plus sympa.

 

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Les chutes d’eau indiquées s’avèrent plutôt être des rapides, m’enfin, c’est joli quand même !

 

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Assez peu d’oiseaux observés, même si quelques espèces intéressantes se sont glissées parmi les multitudes de Bulbuls de Finlayson

 

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On croise également une petite troupe de Semnopithèques obscurs

 

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On reprend la route en direction de Surat Thani, d’où nous prenons le train de nuit pour Bangkok. On échoue comme la majorité des touristes dans l’horreur de Khao San, le village touristique dans Bangkok ! C’est joli, certes, mais impossible de faire 3 pas sans se faire alpaguer par un vendeur.

 

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Bangkok est une ville immense, mais cela a au moins l’avantage de noyer le phénomène touristique. On la trouve plutôt sympathique, et extrêmement riche et diverse. Notre visite au consulat birman nous mène dans les quartiers sud de la ville, notamment dans cette rue très animée avec, ici aussi, un temple hindouiste

 

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Il y a, bien sûr, comme dans la plupart des mégalopoles asiatiques, des tas de buildings, de grands malls…

 

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Et de plus anciennes reliques, comme ce fort ...

 

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Le plus spectaculaire des monuments de Bangkok est le Grand Palais royal, siège de la monarchie érigé à la fin du 18e siècle. Toujours bien gardé de nos jours…

 

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Le Chedi doré de la terrasse supérieure se voit de loin dans Bangkok. C’est d’ailleurs là qu’on peut également admirer la réplique miniature d’Angkor Wat sculptée à la demande du roi Mongkut (Rama IV) et le panthéon royal.

 

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Mais ce qui est le plus captivant, à Bangkok, c’est toute l’animation de la ville. Captivant ne veut pas forcément dire génial : le trafic est tel que cela devient un calvaire de se déplacer pendant l’après midi, les lignes de métro n’atteignant pas du tout le centre ville. On a le choix entre de longues marches, des bus qui n’avancent pas, où les pots d’échappement en pleine gueule dans les tucs-tucs.

 

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Toutes sortes de marchants déambulent avec leurs chariots d’une rue à l’autre…

 

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Un petit groupe d’étudiantes en français qui nous posent leurs questions pour leurs devoirs…

 

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Un convoi de pirogues royales sur le fleuve qui traverse la ville…

 

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Des mémères à chienchien comme chez nous…

 

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Des chemises rouges manifestant leur contentement sur la place de la démocratie (c’est leur premier ministre favori qui est désormais au pouvoir)….

Manif qui ressemble d’ailleurs surtout à un marché géant une fois que l’on sort de la place centrale, tout le monde se parant d’un T-shirt rouge pour venir profiter de l’aubaine pour vendre des trucs ! La meilleure vente semble cependant en rapport avec l’évènement : les applaudissoirs, deux mains en plastiques que l’on secoue et qui évite de s’échauffer les paumes !

 

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Et aussi, au chapitre du folklore local… à ne surtout pas rater, les séances de gymnastique dans les parcs ! Ce n’est pas non plus la Chine, mais c’est quand même un cap que l’on aurait du mal à passer J

 

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Allez… c’est quand même mieux en film ! Régalez vous !  La suite bientôt…

 

Par Annelaure&Max
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