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Nous restons quelques jours à Kuala Lumpur après le départ de Julien, le temps d’essayer de régler quelques soucis : la batterie de l’ordinateur ne se charge plus, et l’objectif de Max ne fait plus la mise au point. On fait le tour des malls à la recherche de réparateurs valables, sans succès. Le mall du multimédia informatique, joyeusement bordélique, est l’empire des contrefaçons… Dans un autre, on se régale du spectacle fourmillant des stands à sacs et vêtements :
Le centre Asus essaye même de nous arnaquer de manière grandiose ! En nous vendant une batterie « originale », qu’ils ont ensuite essayé de remplacer derrière notre dos par une batterie contrefaite, et sans régler le problème de connectivité du Pc… Anne-Laure veillait au grain. Quand à Nikon, ils nous apprennent qu’il sera plus économique de racheter que de réparer (la mollette de mise au point est bloquée et il faut changer quasiment tout l’ensemble). Heureusement, on trouve un 300 mm d’occasion pas trop cher, de quoi tenir jusqu’à la fin du voyage ! Par contre, sans batterie, les mises à jour du blog sont plus délicates à assurer L
On passe plusieurs soirées sympas en compagnie d’Anthony, Indien travaillant provisoirement à Kuala Lumpur, et qui nous sort dans différents restaus et bars à concerts.
Nous achevons la visite de la capitale malaise par les grottes de Batu, haut lieu de retraite Sri, situées en périphérie de la ville.
Découpées dans un immense affleurement calcaire, on grimpe 272 marches pour parvenir au cœur de la voute. Les grottes abritent des temples hindous, toujours avec cet amoncellements de divinités aux couleurs psychédéliques, et devant les escaliers siège une immense statue dorée de Muruga, à qui le site est dédié. Chaque année, un million de pèlerins se rassemblent ici durant les trois jours du Thaipusam.
On part deux jours se changer d’air dans la ville de Malacca, à deux heure de KL. Classée patrimoine mondial de l’Unesco depuis un an, la ville est de loin la plus belle que l’on ait vue en Malaisie (Bornéo compris). Pas de grands immeubles ou presque, que des petites bâtisses sino-malaises serrées les unes aux autres dans les ruelles et le long du canal, auxquelles se mêlent des demeures plus riches, hôtels…
Des artisans, peintres et antiquaires ont pignon sur rue dans près d’une maison sur trois
D’autres quartiers sont nettement plus vétustes
Il y a quelques managers d’hôtel qui auraient besoin d’un conseiller en communication, par ici…
Mais on ne parle pas trop français par ici : les racines européennes de la ville sont plutôt portugaises, hollandaises puis britanniques. Melaka a longtemps été un port de transit important, passage privilégié des bateaux venant d’Inde transitant par le détroit, et donc point d’ancrage stratégique des comptoirs européens. On trouve ainsi plusieurs églises médiévales, la mieux conservée étant l’église Saint-Paul, en haut de sa colline (XVe siècle)
L’église Saint Paul fut renommée après l’arrivée des Hollandais en 1641, puis abandonnée lorsqu’ils finirent de bâtir la grande Christ Church, sur la place centrale « Town Square » , point de ralliement de tous les « trishaw » fleuris qui conduisent les touristes d’un point à l’autre de la cité.
Comme toujours en Malaisie, les lieux de cultes se côtoient. Du calme de l’église, on passe au tintamarre du temple hindou, et à l’encens entêtant du temple taoïste.
Cela fait quelques jours que ce smog infernal couvre nos têtes, aussi bien à KL qu’à Malacca. Il semblerait que cela provienne des feux de forêts industriels sur l’île de Sumatra voisine. Ca donne une idée de l’ampleur de la déforestation par là bas !
On quitte Malacca et ses beaux éclairages nocturnes pour retourner à Kuala Lumpur, d’où nous prenons le train de nuit pour la Thaïlande !
Le passage de frontière se fait sans encombre, et arrivés à Hat Yai, nous prenons le bus jusqu’à Krabi, sous des pluies torrentielles. La pluie commence juste à se calmer alors que nous arrivons.
Nous n’avions pas spécialement envie de visiter la Thaïlande, mais comme il nous faut nous rendre à Bangkok pour faire nos visas birmans, tant qu’à faire, autant voir à quoi ressemble ce pays tant vanté par les touristes du monde entier ! Et bien, en toute franchise, on a été déçus. On nous avait dit les thaïs adorables, mais les relations que nous avons eues dans le sud n’étaient que commerciales, voire antipathiques. Impossible d’aller plus loin dans la discussion, l’envie n’est pas là de l’autre côté. Et l’anglais non plus, en général, qui n’est généralement maîtrisé que juste assez pour faire payer la note. Il y a bien sûr des exceptions. Mais si un sociologue veut une illustration de la perversion des relations humaines par le business touristique, il y a de quoi remplir des centaines de pages en visitant cette partie de la Thaïlande… Pour le Nord du pays, on ne se prononce pas !
Enfin, heureusement les paysages sont jolis, et nous louons un scooter pour nous promener une journée dans les environs, entre les averses.
D’incroyables formations calcaires jaillissant hors du sol essaiment la campagne
Pas beaucoup d’oiseaux à observer, et le parc national voisin est fermé à cause des grosses pluies récentes. Il nous reste les charmantes Géopélies zébrées pour tested le nouvel objectif !
La ville est en bord de mer, entourée de nombreux chenaux circulant à travers les mangroves. Elle est un grand lieu de transit pour les touristes se rendant dans les îles « paradisiaques » situées plus au large.
Curieux de découvrir l’une d’entre elles, nous optons pour la plus proche, Koh Phi Phi. Mauvais choix ?
Certes, les paysages sont jolis, mais l’île est un village de vacances géant, avec des dizaines de restaurants et d’hôtels, des centaines de boutiques en tout genre, une cinquantaine (si si !) de clubs de plongée, des masseuses à chaque coin de rue et des centaines et centaines de touristes, malgré que l’on soit en basse saison.
C’est l’endroit idéal pour venir faire la fête sur la plage, ça c’est sûr. La nuit, ici, tous les bars se transforment en discothèques ! Une fois que tout le monde a bien bu, on retrouve des hordes de jeunes faisant la queue devant les innombrables tatoueurs de l’ile, histoire de se ramener un souvenir inoubliable des vacances de fous qu’ils ont passé sur l’ile…
La prostitution est aussi bien présente, quoiqu’assez discrète. Mais la plupart des masseuses vous offriront « l’happy ending » sans avoir trop besoin d’insister, d’après un voyageur israélien... On n’a pas réussi à photographier celle qui tenait son petit panneau « oil massage, thaï massage, etc » tout à fait normal en journée, et qui lorsque Max passait seul, le transformait en « hand job, blowjob, sleep with me », etc ! Du coup, on a que ça (et non, ce ne sont pas les masseuses qui massent avec leurs lèvres, mais… les poissons)
L’île, ou plutôt sa voisine Koh Phi Phi Dom (où nous n’avons pas été) est célèbre pour avoir servi de lieu au tournage du gros navet « La Plage ». Toutes les agences locales essayent de vous emmener voir le coucher de soleil là bas. On n’y a pas été, donc la photo ne correspond pas au texte !
Anne-Laure profite de ces quelques jours pour farniente sur la plage, pendant que Max découvre ses premiers requins en snorkeling juste au bord de l’eau, c’est au moins ça de sympa !
On se promène donc le long des plages
En observant les Aigrettes sacrées (une forme blanche, pour changer), les Gravelots Mongols..
Lorsque l’on se promène un peu plus le long des sentiers abrupts de l’intérieur de l’île, on tombe sur les espèces communes habituelles, mais toujours jolies à voir : Drongo à rames, Dicée à dos rouge
Et l’inévitable Carpophage blanc, toujours abondant sur les îlots au large
La grimpette jusqu’au point de vue vaut vraiment le coup pour le coucher de soleil. C’est d’ailleurs vers ci que sont montés se réfugier les habitants qui en ont eu le temps lors du terrible passage du tsunami, qui avait ravagé l’île il y a 7 ans.
Nous quittons l’île pour gagner un parc National un peu plus au Nord, également très renommé d’un point de vue touristique : Khao Sok. Ca commence bien : le seul contact avec le staff du parc est de nous faire payer le ticket d’entrée. On essaye de poser quelques questions sur les choses à voir, la faune, aucune réponse, aucune info, rien. Ils sont juste là pour nous faire raquer, en fait, et au cas où on soit passer entre les mailles, une pauvre dame passe la journée dans sa cahute à vérifier les tickets à l’entrée du sentier !
On se trouve un petit bungalow très sympa au bord de la rivière
Pas de bol encore une fois, l’essentiel des sentiers est fermé en saison des pluies, et on doit se contenter de rester sur les pistes 4x4 en périphérie de la forêt, dans de belles bambouseraies. Comme nous n’en faisions qu’une petite étape sur la route, nous n’avons pas fait l’excursion au barrage, qui a l’air plus sympa.
Les chutes d’eau indiquées s’avèrent plutôt être des rapides, m’enfin, c’est joli quand même !
Assez peu d’oiseaux observés, même si quelques espèces intéressantes se sont glissées parmi les multitudes de Bulbuls de Finlayson
On croise également une petite troupe de Semnopithèques obscurs
On reprend la route en direction de Surat Thani, d’où nous prenons le train de nuit pour Bangkok. On échoue comme la majorité des touristes dans l’horreur de Khao San, le village touristique dans Bangkok ! C’est joli, certes, mais impossible de faire 3 pas sans se faire alpaguer par un vendeur.
Bangkok est une ville immense, mais cela a au moins l’avantage de noyer le phénomène touristique. On la trouve plutôt sympathique, et extrêmement riche et diverse. Notre visite au consulat birman nous mène dans les quartiers sud de la ville, notamment dans cette rue très animée avec, ici aussi, un temple hindouiste
Il y a, bien sûr, comme dans la plupart des mégalopoles asiatiques, des tas de buildings, de grands malls…
Et de plus anciennes reliques, comme ce fort ...
Le plus spectaculaire des monuments de Bangkok est le Grand Palais royal, siège de la monarchie érigé à la fin du 18e siècle. Toujours bien gardé de nos jours…
Le Chedi doré de la terrasse supérieure se voit de loin dans Bangkok. C’est d’ailleurs là qu’on peut également admirer la réplique miniature d’Angkor Wat sculptée à la demande du roi Mongkut (Rama IV) et le panthéon royal.
Mais ce qui est le plus captivant, à Bangkok, c’est toute l’animation de la ville. Captivant ne veut pas forcément dire génial : le trafic est tel que cela devient un calvaire de se déplacer pendant l’après midi, les lignes de métro n’atteignant pas du tout le centre ville. On a le choix entre de longues marches, des bus qui n’avancent pas, où les pots d’échappement en pleine gueule dans les tucs-tucs.
Toutes sortes de marchants déambulent avec leurs chariots d’une rue à l’autre…
Un petit groupe d’étudiantes en français qui nous posent leurs questions pour leurs devoirs…
Un convoi de pirogues royales sur le fleuve qui traverse la ville…
Des mémères à chienchien comme chez nous…
Des chemises rouges manifestant leur contentement sur la place de la démocratie (c’est leur premier ministre favori qui est désormais au pouvoir)….
Manif qui ressemble d’ailleurs surtout à un marché géant une fois que l’on sort de la place centrale, tout le monde se parant d’un T-shirt rouge pour venir profiter de l’aubaine pour vendre des trucs ! La meilleure vente semble cependant en rapport avec l’évènement : les applaudissoirs, deux mains en plastiques que l’on secoue et qui évite de s’échauffer les paumes !
Et aussi, au chapitre du folklore local… à ne surtout pas rater, les séances de gymnastique dans les parcs ! Ce n’est pas non plus la Chine, mais c’est quand même un cap que l’on aurait du mal à passer J
Allez… c’est quand même mieux en film ! Régalez vous ! La suite bientôt…